mercredi 9 juillet 2014

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Les effets des figures de style sur autrui

  • mercredi 9 juillet 2014
  • ahl
    1. La métonymie: la concentration de l'énoncé et l'économie du langage, elle très fréquente dans la langue parlée.
    2. La synecdoque: a pour effet de donner une vision fragmentée, impressionniste de la réalité.
    3. L’euphémisme : a pour impact la dissimulation d'une idée brutale ou désagréable.
    4. La litote: permet implicitement, d'exprimer beaucoup plus l'inédit.
    5. La périphrase: a pour effet la création d'une attente, d'un mystère.
    6. L'antiphrase: c'est un support essentiel de l'ironie et du comique.
    7. L'anaphore: elle rythme la phrase, souligne un mot pour dégager un thème.
    8. Le parallélisme: rythme la phrase en mettant souvent en évidence une antithèse. 
    9. La gradation: elle provoque chez le récepteur un effet de "zoom", peut tendre à l'hyperbole. 
    10. L'hyperbole: c'est une emphase, style ampoulé, courant dans la langue familière,support de la parodie.
    11. Le chiasme: établit une vision synthétique, souligne l'union de deux réalité ou au contraire renforce une opposition.
    12. L'oxymore: crée une nouvelle réalité:c'est le propre à la poésie.
    13. L'antithèse: met en évidence un conflit qui peut être au centre de l’œuvre.     
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    Les figures de style :figures d'opposition

  • ahl
  • Les figures d'opposition consistent à mettre en relation, au sein d'une même phrase ou d'un  même énoncé, des termes opposés par le sens.
    • L'antithèse: elle établit, au moyen d'une construction syntaxique symétrique, une relation d'opposition entre deux éléments.
             Exemple: Je vis, je meurs, je me brûle et me noie. ( L. Labé, Sonnets)
    • L'oxymore: il met en relation grammaticale des termes qui s'excluent par leurs sens.
             Exemple: Le soleil noir de la mélancolie (Nerval, El Desdichado)
    • L'antiphrase: elle consiste à dire le contraire de ce que l'on pense , tout en faisant comprendre ce que l'on pense réellement selon des procédés, des registres ironiques.
             Exemple: rien n'était si beau , si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armés.(Voltaire, Candide) 
     
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    Les figures de style: figures d'équivalence

  • ahl
    1. Les figures d'insistance: ici
    2. Les figures d'atténuation: ici
    3. Les figures d'équivalence: 
    Les figures d'équivalence permettent d’effectuer des rapprochements entre deux termes qui peuvent être mentionnés ou non.
    • La comparaison: les deux termes appelés comparé et comparant ont présent, et reliés par un mot outil qui souligne le rapprochement ( comme,tel, pareil à,ainsi...) 
                 Exemple: Ma sœur est comme une star .
                                   Comparé                            Comparant
    •  La métaphore: elle rapproche un terme d'un autre, mais sans mot-outil.Parfois le comparé est également absent .
                Exemple: Notre vie tu la faite elle est ensevelie.
                                 Aurore d'une ville un beau matin de Mai.  ( Eluard, Le temps déborde)
               Cas particulier: 
              1. La métaphore filée: c'est une métaphore qui se poursuit à travers un réseau de termes.
             Exemple: Tout automne à la fin n'est plus qu'une tisane froide. Les feuilles mortes de toutes essences macèrent dans la pluie .( Ponge, Le parti pris des choses)

             2. La personnification: est une métaphore qui confert à un élément inanimé des caractéristiques humaines.
               Exemple: Nature, berce-le chaudement :il a froid. ( Rimbaud, Le Dormeur du Val)
    •  L'allégorie: présente une entité abstraite sous une forme concrète.
              Exemple:" ... et l'angoisse atroce,despotique sur mon crâne incliné plante son drapeau noir"
                                                                                                                                                     ( Baudelaire,Les Fleurs du mal)
    • La métonymie: il s'agit d'une  substitution du termes, fondée sur un rapprochement logique.
            1.Le contenu est représenté par le contenant:  
             Exemple: boire un verre.
            2.Le tout est représenté par la partie et la partie par le tout:
            Exemple: l'Allemagne a gagné le match . ( le tout " Allemagne" représente la partie " l'équipe  nationale allemande" )
                              Messi a gagné le match. ( partie pour le tout)
            3. La fonction par le lieu où elle est exercée:
            Exemple: La maison blanche s'engage à rétablir la croissance.
            4. L’œuvre par son auteur :
            Exemple: Un Baudelaire.
                      Cas particulier:
            La synecdoque:c'est une variété de la métonymie. Elle repose sur un rapport d'inclusion entre le terme désigné et celui qui le désigne.
            Exemple: une voile pour " navire".
    • La périphrase: cette figure consiste à remplacer un mot par une expression plus langue de sens équivalent. 
          Exemple: Le pays du soleil levant = le Japon
           
     
     
     
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    mardi 8 juillet 2014

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    Les figures de style : figures d'atténuation

  • mardi 8 juillet 2014
  • ahl
    1.  les figures d'insistance : ici
    2. les figures d'atténuation:
     Contrairement au figures d'insistance, les figures d'atténuation permettent de suggérer  au moyen de termes ou d'expression d'intensité plus faible.


    • L'euphémisme: il atténue une réalité désagréable, cruelle ou inconvenante. 
                        Exemple:Le troisième âge à la place des vieux,
                                        Les demandeurs d'emploi à la place des chômeurs.
                                       " Il nous a quittés " pour " il est mort" 
    • La litote: Souvent fondée sur une expression négative, elle renforce l'expression en feignant l'atténuation: elle tient donc à la fois de l'atténuation par la forme et de l'insistance ( par l'intention).
                         Exemple: "Va, je ne te hais point." (Corneille, Le Cid)
                                                      " Vous n'avez pas tort " pour dire " vous avez raison "
                                          " L'enfant ne va pas bien" pour dire " l'enfant va mal"


     
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    Les figures de style: figures d'insistance

  • ahl
  • On appelle figures de style, les procédés d'expression qui mettent en relief un élément de l'énoncé pour toucher, étonner ou persuader le destinataire.
    On peut classer les figures de style en quatre grandes catégories,selon leur mode de fonctionnement:
    1. Les figures d'insistance: elles permettent de mettre en valeur un mot ou un groupe de mots en soulignant son importance.
    • La répétition:elle consiste à reprendre le même mot ou groupe de mots. Ce procédé est très utilisé en poésie ( refrain) ,mais peut également se trouver dans un texte en prose.
           Exemple: "le temps s'en va, le temps s'en va madame". (Ronsard, Continuation des Amours)

             Cas particulier :
           L'anaphore: il s'agit de la répétition employée en début de phrase, de vers ou de paragraphe.
           Exemple: "Si je parle des dieux, c'est qu'il hantent les airs,          
                          Si je parle des dieux, c'est qu'il sont perpétuels."
                                                                                                 (Queneau, Les Ziaux)
    • Le parallélisme: il consiste à reprendre la même construction syntaxique ou rythmique dans deux parties d'un énoncé,afin de souligner leur correspondance. 
           Exemple: "Il faut venger un père, et perdre une maîtresse,
                             L'un m'anime le cœur, l'autre retient mon bras."
                                                                                          ( Corneille, Le Cid)      
            Cas particulier : 
           Le chiasme: est le parallélisme qui dispose les termes de façon croisée.
           Exemple: "Apaisé (Adj) d'un rayon(N), et d"un souffle(N) agité.(Adj)"
    • L'accumulation:elle consiste à enchainer des termes de même nature et de même fonction et semblent pouvoir être continués indéfiniment. 
          Deux cas particuliers:
         1/L'énumération: c'est un procédé analogue mais,qui se présente comme une suite finie.
         Exemple: "Jamais on ne vit chevaliers, si preux, si noble, si habile à pieds comme à cheval, si vigoureux,      si vif , et maniant si bien toutes les armes que ceux qui se trouvaient là.  ( François Rabelais,Gargantua)
       
       2/La gradation:c'est une accumulation des termes d'intensité croissante ou rarement décroissante.
       Exemple: " Qu'est ce que mon existence éphémère, en comparaison de celle de ce rocher qui s'affaisse, de ce vallon qui se creuse, de cette forêt qui chancelle, de ces masses suspendues au-dessus de ma tête et qui s'ébranlent" (Diderot,Salon de 1767). 
    • L'hyperbole: une figure de style qui désigne l'ensmeble des procédé d’exagération.   
          Exemple: Les spectateurs étaient comme en délire, et des tonnerres d'applaudissements frénétiques.
                                                                                                                         ( Gautier, Récits fantastiques)
          Son usage peut également être ironique ou créer un décalage comique.
          Exemple: " D'ailleurs ce roi est un grand magicien: il exerce son empire sur l'empire sur l'esprit même de ses sujets, il les fait pensés comme il veut." ( Montesquieu, Lettres persanes)
        
     Figures d'atténuation : ici
         
                                                                        
     
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    La ponctuation

  • ahl
  • L'usage de la ponctuation s'est développé dès la fin de l'antiquité afin de compenser par des signes graphiques l'absence des indications fournies à l'oral par les pauses, le ton et les variations.
    La ponctuation rend plus explicite la logique d'un texte, elle contribue à son expressivité.Dans la même phrase le changement d'un signe de ponctuation implique un changement de sens.
    Exemple:
     Pierre dit:"Jacques est idiot." 
    "Pierre, dit jacques, est idiot."

    1- L'usage de la ponctuation:
    -Pour marquer les limites d'une phrase:
    - le point (.),le point d’interrogation (?) et le point d'exclamation (!),suivis d'une majuscule indiquent la fin d'une phrase.
    -Le point virgule (;) suivi d'une minuscule, sépare deux propositions grammaticalement indépendantes, liées par le sens.
     -Les trois points de suspension (...)se mettent dans une phrase pour indiquer qu'une idée n'est pas exhaustive ou que la pensée n'est pas entièrement formulée.

     -Pour marquer la structure interne d'une phrase:
    - La virgule sépare obligatoirement les termes d'une énumération, et les propositions juxtaposées.
    -Les deux points (:) introduisent un développement explicatif.
    -Les parenthèses (...) encadrent un mot ou une proposition sans lien syntaxique avec le reste de la phrase.
    -Les tirets -...- ont le même usage.

    -Pour rapporter un discours:
    -On introduit par les deux points et on encadre par les deux guillemets "...".
    -Chacune des répliques d'un dialogue est précédée d'un tiret.
    -Les trois points de suspension signalent qu'une citation est tronquée.

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    vendredi 20 juin 2014

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    La longueur du résumé

  • vendredi 20 juin 2014
  • ahl
  • Lors de la rédaction d'un résumé , nous devons tenir compte de la longueur de ce dernier,du fait qu'on est en train de condenser, de réduire, de resserrer en peu de parole ce qui a été déjà écrit.
    3cas peuvent se présenter:
    1/Le nombre de mots est imposé : 
    Exemple: Résumez le texte suivant en 120 mots.Dans ce cas, une marge de 10% est toléré (12 mots de plus ou de moins). Donc, le nombre de mots peut  varier entre 108 et 132 mots. 
    2/ on impose le nombre de lignes:
    Exemple: Résumez en une quinzaine de lignes le texte suivant.
    3/ On impose une fraction :
    Exemple: Résumé au quart (1/4), au tiers (1/3). Dans ce cas, on compte le nombre des mots des trois premières lignes.
    Ex: 3 lignes <=> 39 mots
    - on divise par 3 :  39/3=13 ( la moyenne est de 13 mots/ ligne)
    - on multiplie le nombre de mots par le nombre de lignes : si on a 15 ligne par exemple , on obtient :
       13*15= 195 mots
    Puis on divise par 4 si la fraction est de 1/4 => 195/4 = 48,75 mots ( en tenant compte de la marge de 10%, le nombre de mots varie entre 43 et 53 mots)

    Un autre exemple:
    Résumez au tiers (1/3) un texte dont le:
       - Nombre de mots des trois première ligne : 42 mots
       - Nombre de lignes: 13
    Donc,
              42/3 = 14 ,
             14 *13 =182
             182/ 3= 60,66 ( donc le nombre de mots varie entre 54mots et 66 mots)

    Remarque :  généralement , on ne compte pas les lignes qui  contiennent  peu de mots (ligne incomplète)

     


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    Le nombre de mots d'un texte

  • ahl

  • Il  est indispensable qu' un étudiant de Français langue étrangère (FLE) apprenne la manière dont on compte le nombre de mots d'un texte surtout lorsqu'il est amené à résumer un texte au quart;ou à un nombre imposé de mots, à rédiger une production écrite qui ne dépasse pas 150 mots,...
    Alors,Comment on procède pour compter le nombre de mots d'un texte? 
    Dans la définition typographique , on appelle "mots" un ensmeble de signes séparés par:
     1/ Deux blancs :   ()tout ()à() fais() => 3 mots
    2/ Une apostrophe: l'Algérie d'aujourd'hui => 5 mots 
    3/ Un tiret : c 'est -à- dire => 4 mots
     * Les nombres et les sigles sont comptés comme un mot unique : XII  ; 98,7% , CEE.
     * On compte pas les signe de ponctuation.
    Attention! c' , n',qu', s',l' sont comptés comme des mots .
     
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    Le résumé

  • ahl
  • Le résumé est une technique d'expression écrite qui consiste à réduire au quart (1/4)  un texte en retenant seulement l'essentiel.De ce fait, il est indispensable de savoir trier les idées.

    Un résumé doit répondre à un certain nombre d'exigences:
    - respecter l'ordre logique des idées choisi par l'auteur.
    -Il doit être plus court que le texte (1/4) et ne porte ni un jugement ou ni avis personnel.
    - On respecte le système d'énonciation ( si l'auteur emploie la troisième personne du singulier on garde la même personne lorsqu'on rédige son résumé)
    - On évite des expressions telles que "l'auteur affirme", "l'auteur déclare"...
    - On  ne reprend pas les mots clés ou les expressions employées par l'auteur que s'ils sont indispensables à la compréhension et à la clarté de l'écrit.
    - On reformule les idées dans son propre style tout en respectant la pensée de l'auteur.

    Un résumé doit être : logique , clair, enchaîné , cohérent , compréhensible et centré sur l'essentiel.

     Comment rédiger un bon résumé en 3étapes?
    1-La lecture globale active: 
    Cette lecture nous permet de répondre aux 5 question : Qui?Quand?Quoi (thème)?Pourquoi ( la visée de l'auteur)? et Comment (le ton)?
    Puis, en formule rapidement les réponses à ces questions ( mentalement ou par écrit)
    2-Lecture analytique:
    Il s'agit de repérer pou chaque paragraphe : - Les mots clés.
                                                                      - Les idées essentielles.
                                                                      - Les liens logiques ( de cause, de conséquence, d'opposition...)
    Les liens logiques peuvent être explicites ( c'est-à-dire exprimés clairement à l'aide d'un mot de liaison) ou implicites ( à travers le sens seul on peut repérer le lien qui existe à entre les idées)
                                                                      - Les exemples.
    Ensuite, on établit le plan du  texte:
     -1ère Idée essentielle .......................................................................
     lien logique + 2ème idée  essentielle...................................................
    lien logique + 3ème idée essentielle.....................................................etc.

    Attention! On doit reformuler les idées essentielles lors de la rédaction. 

    *Quant aux exemples on procède comme suit :
    - On garde les exemples qui renferment des idées ne sont pas reprises dans d'autres endroits du texte. 
    - On supprime les exemples qui appuient un idée exprimée nettement dans un autre endroit du texte.
    *On synthétise les statistiques: 
     Ex:  - 80% des Parisiens => la majorité des parisiens.
             - 50% des étudiants=> la moitié des étudiants.
     *De ce qui concerne les citations : On garde celles qui développe en elles-mêmes des idées essentielles et on omette celles qui servent d'illustrations,de formule plus esthétique à ce que l'auteur a déjà développer dans son texte.
    3- La rédaction:
    Pou rédiger le résumé on doit respecter les règles de bases :
     -Suivre l'ordre du texte.
    - Ne pas faire un "puzzle": C'est-à-dire, on est obligé d'enchaîner les idées :soit au moyen des mots de liaison, soit en regroupant , à l'aide des subordonnées,  plusieurs idées dans une même phrase.
    - La reformulation des idées dans son propre style et ses propres termes.
    - Se mettre à la place de l'auteur.

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    vendredi 30 mai 2014

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    Les générations des écrivains maghrébins d'expression française

  • vendredi 30 mai 2014
  • ahl
  • Lorsqu'il s'agit de la littérature maghrébine d'expression française, on peut classer les écrivains en trois générations:
    1ère génération: c'est la génération des aînés, des pionniers de la littérature maghébine d'expression française ( les grands frères et sœurs), ce sont des écrivains qui ont connu la déchirure des guerres d’indépendance.
    parmi ces écrivains on cite: Mouloud Feraoun, Mouloud Maameri, Ahmed Sefrioui , Driss Chraibi, Mohamed Dib, Albert Memmi.

    2ème génération: on parle des écrivains qui vivaient les indépendances,et on cite à titre d'exemple: Rachid Boudjedra, Rachid Mimouni, Nabil Fares, Tahar Benjelloun, Abdelkrim Khatib.
    Ces écrivains connaissent la France et y vivent parfois.

    3-Les beurs et les beurettes: des écrivains d'origine maghrébine, mais qui sont nés ou grandis en France.
    Citons par exemple: Nina Bouraoui, Azouz Begag, Leila Sebbar.

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    jeudi 29 mai 2014

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    Les corrélations

  • jeudi 29 mai 2014
  • ahl
  • -On parle de corrélation lorsque le même trait distinctif permet d'opposer une série de phonèmes.
    -On appelle le trait distinctif en question: la marque de corrélation.
    -Parmi les traits distinctifs en français on cite :
    • L'antériorié : qui oppose les phonèmes vocaliques (voyelles) antérieurs aux  phonèmes vocaliques postérieurs.
    • L'arrondissement: qui oppose les phonèmes vocaliques arrondis aux  phonèmes vocaliques non-arrondis.
    • La sonorité: qui oppose les phonèmes consonantiques sonores aux phonèmes consonantiques sourds.
    • La nasalité:qui oppose les phonèmes consonantiques oraux aux phonèmes consonantiques nasaux.
    • Les différents lieux d'articulation.




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    la distinction entre Phonétique et phonologie

  • ahl
  • Quelle est la différence entre phonétique et phonologie ?
    Parmi les points qui font la différence entre ces deux disciplines, on peut citer:
    1-la phonétique est une science historique tandis que la phonologie est une discipline nouvelle.
    2-la phonétique étudie les sons du langage : leur production et leur perception alors que la phonologie s'occupe de l'étude des sons fonctionnels( les phonèmes) de chaque langue à part.
    3- la phonétique s'occupe du signifiant, la phonologie étudie le signifiant en rapport avec le signifié.

    Exemple:
    Si je prends les sons [p] et [b]:
    En phonétique:
    [p]: est une consonne bilabiale, orale, occlusive, sonore.
    [b]: est une consonne bilabiale, orale, occlusive, sourde.
    En phonologie:
    j'étudie [p] et [b] en tant que deux phonèmes ayant une fonction distinctive. Si on substitue[ p] à [b] dans le contexte phonique [-aR], cela va me permettre de passer de /paR/ à /baR/. La substitution d'un phonème à un autre entraîne un changement de sens.


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    La paire minimale : 2ème partie

  • ahl
  • Cette fois-ci, je vous propose quelques exemples de paires minimales.
    Phonèmes consonantiques:
    /t/~ /d/
    En position initiale: /twa/~/dwa/, /ty/~/dy/, /tu/~/du/
    En position finale: /vit/~/vid/, /taRt/~/taRd/, /Rit/~/Rid/
    /p/~/m/
    En position initiale: /pa/~/ma/, /pul/~/mul/, /pas/~/mas/
    En position finale: /kam/~/kap/, /gRim/~/gRip/, /Rap/~/Ram/
    /p/~/b/ 
    En position initiale: /paR/~/baR/, /pwa/~/bwa/, /pa/~/ba/
    /v/ ~ /b/
    En position initiale: /va/~/ba/, /vwa/~/bwa/, /valiz/~/baliz/
    /k/ ~/g/
    En position initiale: /kaR/~/gaR/, /ku/~/gu/, /kut/~/gut/
    En position finale:/aRk/~/aRg/, / bak/~/bag/, /bRik/~/bRig/
       
    Phonèmes vocaliques:
     /a/~/u/
    En syllabe fermée:/par/~/puR/, /kaR/~/kuR/, /pas/~/pus/
    En syllabe ouverte:/sa/~/su/, /ka/~/ku/, /pa/~/pu/

    /i/~/y/
    En syllabe fermée: /mil/~/myl/, /fig/ ~ /fyg/, /Rid/~/Ryd/
    En syllabe ouverte: /ni/~/ny/, /Ri/~/Ry/, /si/~/sy/

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    La paire minimale: 1ère partie

  • ahl
  • Qu'est ce qu'une paire minimale?

    Regardons l'exemple: /paR/~/baR/
    -"Par" et "bar" sont deux mots, qui ont deux sens différents , et qui ne sont différenciés que par un seul phonème.
    -"Par" et "bar" constituent une paire minimale qui permet d'opposer les phonèmes /p/ et /b/.
    Donc, pour prouver que deux phonèmes sont distincts,il suffit de trouver une paire minimale qui les oppose.
    Exemples de paires minimales:
    Pour opposer / s/ et /l/ 
     En position initiale:                                                   En position finale:
    /su/~/lu/,/suR/~/luR/,                                                      /pus/~/pul/,/mus/~/mul/,
     Pour opposer /y/et/i/
     En syllabe ouverte:                                                  En syllabe fermée:
    /dyR/~/diR/,/syR/~/siR/,                                                /ny/~/ni/,/Ry/~/Ri/,
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    dimanche 25 mai 2014

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    André Martinet : La double articulation

  • dimanche 25 mai 2014
  • ahl
  • André Martinet ( 1908-1999) est un linguiste français, père de l'analyse fonctionnaliste en linguistique.
    Pour Martinet, la langue humaine est doublement articulée.C'est à dire doublement analysée.

    On analyse la langue sur deux niveau:

    1ère articulation: est l'articulation en monèmes.

    Martinet ne parle pas de mot mais de la plus petite unité constitutive et significative : le monème
    Exemple: "Elle marche"si on analyse l'énoncé on trouve qu'il est constitué de 3 monèmes=> elle/ march /e
    Ainsi :
    - La liaison à l'oral est significative, on doit en tenir compte .
    - Les  terminaisons sont significatives.
    -Les marques du pluriels ont aussi une signification.
    -"ne....pas" constitue un seule monème car il porte une seule signification: la négation.
    Remarque:
    1-Nous reparlerons => nous/ re/parl/er/ons est un signifiant amalgamé (constitué de plusieurs monèmes attachés).
    -Pomme de terre => pomme/de/terre est un signifiant discontinu ( constitué de plusieurs monèmes détachés).
    2- Le monème qui relève de la grammaire s'appelle: un morphème.Exemple:la, le, sur,...
     - Le monème qui appartient au lexique est un lexème.

     2ème articulation:est l'articulation en phonèmes.
    le phonème est la plus petite unité distinctive dépourvue de sens.
    Exemple: mardi =>[m]/[a]/[R]/[d]/[i]





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    samedi 24 mai 2014

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    Les étapes de l'acquisition du langage selon Jean Aitchison

  • samedi 24 mai 2014
  • ahl
  •  Pour Aitchison, les bébés pleurent et crient pour transmettre un message et pour dire à leurs parents que leurs progéniture existe.
     L’acquisition du langage selon Jean Aitchison passe par trois étapes:
    1. Étiquetage: ou la dénomination, l'enfant arrive à faire le lien entre le nom et l'objet qu'il désigne.
    2. Emballage: durant cette étape, l'enfant arrive à lier les images acoustiques à un sens.
    3. Network Building: l'enfant peut saisir les connexions entre les mots, les rapports d'opposition entre certains d'eux.On peut parler dans cette phase des phrases mal formées qui se développent.
     Pour Aitchison la vitesse de l'apprentissage est différente d'un enfant à un autre , chacun apprend à son rythme tout dépend de ses capacités innées et de son environnement.
    Elle affirme que la langue en partie est apprise par imitation.
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    Les étapes de l'acquisition du langage selon David Cristal

  • ahl
  • 1ère étape: à ce stade trois raisons poussent l'enfant à parler:
    • Obtenir quelque chose qu'il veut.
    • Attirer l'attention de quelqu'un.
    • Attirer l'attention sur quelque chose.
    - Il commence à faire des déclarations. Exemple : " voiture  papa".
    - Il commence à nommer les choses par des noms simples.
    - Il n'a pas le vocabulaire nécessaire => ses questions sont signalées par l'intonation seule.
    - Il emploie un mot pour dire une phrase: c'est l'étape holophrastique.
    2ème étape:
    - L'enfant est en mesure de poser une question. Ses questions son formées comme suit: pronom interrogatif+verbe. Exemple : Quoi manger?
    - Il commence à classer et nommer les choses en parlant de leurs caractéristiques ( grand, petit...).
    - Il apprend à classer les choses en paires opposée ( chaud/ froid, grand/petit...).
     3ème étape:
    -L'enfant commence à formuler des questions différentes, mais souvent signalées par l'intonation seule.
    - Il exprime de façon plus en plus complexe ses idées avec un langage plus correct grammaticalement.
    - Il emploi des verbes tels que : savoir et écouter et des auxiliaires verbes comme : je vais.
    -Il se réfère à des évènements au passé et moins souvent à l'avenir.
    -Il pose des questions sur l'état des actions.
    - la structure des phrases qu'il emploie s'amplifie.
     4ème étape:
    -Ses phrases  sont plus en plus cohérentes et complexes.
    - Il commence à expliquer/ demander des explications.
    - l'évolution de sa compréhension de la langue et l'emploi des verbes abstraits.
    - communiquer un sens indirectement en remplaçant les impératifs par des questions.
    - l'emploi de la négation , l'enchainement des idées et l'emploi des verbes modaux: devoir , pouvoir.
     5ème étape: 
    Maintenant, l'enfant est apte à donner des informations, poser et répondre à des questions.
    - Il demande directement ou indirectement.
    -Il parle des choses conditionnelles et hypothétiques.
    - Il fait référence au passé et au futur.
    - Il formule des questions avec : est ce que ? , quand est ce que?


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    Les étapes de l'acquisition du langage selon Piaget

  • ahl
  • L'étape sensorimotrice (0-2ans): à ce stade l'enfant peut différencier soi-même des objets, il localise les choses par rapport à lui. L'enfant sent que tout est lié à lui, il touche les objets pour avoir le sens.
    Stade pré-opérationnel(2-7ans): L'enfant va acquérir le langage, il se libère des autres,il prononce des mots et commence à utiliser son intelligence qui augmente avec le temps.
    Il peut classer les choses, distinguer les objets mais il est égocentrique car il croit que tout revient à lui.
    Stade opérationnel(7-11ans) : maintenant, l'enfant  peut penser , il programme des choses .
    Stade opératoire formel(+11ans):
    • L'enfant peut faire des projets de l'avenir.
    • Il sait faire touts les calculs.
    • Il commence à voir l'abstrait et peut envisager son avenir.
    • Il argumente.
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    vendredi 23 mai 2014

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    La place du langage dans les religions monothéistes

  • vendredi 23 mai 2014
  • ahl
  • 1-L'origine de la langue:
    La bible: deux thèses en présence:
    • Le Dieu a donné la faculté (le langage) et c'est Adam qui a choisi tous les noms.
    • Le dieu a donné la faculté à Adam et il lui a fait apprendre les noms des cieux , de la terre et les autres noms sont choisis par Adam.
    Le coran: la faculté est donnée par  le Dieu.
    2- La diversité linguistique: Le mythe de Babel.
    A l'origine, il y avait une seule langue: la langue adamique.Dieu a puni les constructeurs de la tour car ils voulaient lui parler et le voir.Donc, Dieu a fait diversifier les langues des constructeurs pour qu'ils ne puissent jamais s'entendre entre eux.

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    Le Saussurianisme:pourquoi étudie-t-on la langue et non pas le langage?

  • ahl
  • Pour De Saussure, on ne peut pas étudier le langage car:
    • il est à cheval sur plusieurs disciplines..
    • Le langage est une faculté ( inanalysable) .
    • Se compose de plusieurs unités. 
    Cependant, on peutétudier la langue car elle est analysable et ses unités sont clairement dégagées.
    La tâche du linguiste est d'étudier la langue pour elle-même : une étude analytique et descriptive, pour savoir comment fonctionne ce système ( la langue).
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